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Le même anniversaire!

Ca fait quasiment dix ans, jour pour jour, que j’ai passé un des meilleurs jours de ma vie. Au bout de deux ans d’efforts considérables, nous venions de nous faire remettre la certification ‘MRP Classe A’ des mains de Bill Belt, avec qui nous avions travaillé pour remettre un peu (beaucoup de structure) à notre fonctionnement logistique.

Cinq ans plus tôt (c’était l’industrie pharma, nous avions pris un peu de retard) on avait mis en place notre premier système ‘MRP’. Pendant les cinq ans, on y avait rajouté un LIMS pour le laboratoire, un MES pour faire remonter quelques (basiques) informations des machines.

Si j’avais su à l’époque ce que je sais aujourd’hui.

J’ai lu récemment que MRP est né en 1961, l’enfant de Joseph Orlicky et Oliver Wight. Si c’est vrai, nous avons la même âge. Il est peut-être normal donc que notre solidité se détériore d’année en année.

A l’époque, MRP a été mis en place pour planifier les approvisionnements (Material Requirements Planning). Quelques années plus tard, on y a rajouté la planification de la capacité, puis l’intégration avec le contrôle de gestion pour devenir MRPII, où le ‘R’ voulait dire maintenant ‘Resources’. Sans parler de l’évolution vers ERP (Enterprise).

Cependant, le coeur du système n’a pas changé. En quelque sorte, sa philosophie est tout le contraire de ce que nous essayons de faire avec le Lean Management. Par exemple, le Lean utilise l’image d’une rivière avec au fond de gros rochers. Le niveau de l’eau représente les stocks, les rochers les gaspillages. L’idée du Lean, c’est de faire baisser le niveau de l’eau (les stocks) progressivement afin de faire monter les rochers à la surface afin de pouvoir éliminer ces gaspillages.

Or, MRP donne la possibilité aux usines de paramétrer la taille et la localisation de chaque rocher afin que le système puisse calculer le niveau d’eau nécessaire pour éviter de les toucher. Des tailles de lot deviennent assez grands pour servir le client plus garantir un stock de sécurité suffisant. Des pourcentages prévisionnelles de rebut s’assurent que la non-qualité n’est jamais un problème pour servir le client.

Près de 50 ans après sa naissance, le MRP continue à aider aux usines à prendre le contresens de la route qu’il serait nécessaire à prendre pour améliorer leur compétitivité. Les entreprises les plus compétitives continuent bien à utiliser MRP, mais limité à la planification de la capacité. Dans leurs usines, les organisations et les processus sont quasiment indépendants des systèmes.

Malheureusement, dans l’état des choses actuelles, j’ai bien peur que le bébé de Joe et d’Ollie n’ait une vie bien plus longue que la mienne.

Posted in Culture et Changement.


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