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Un entretien avec Carlos Ghosn

Entretien très intéressant dans Les Echos de ce weekend. Ce que la crise a appris à Carlos Ghosn.

Selon le patron de Renault et le Nissan, nous sommes en train de sortir de la crise, le sommet ayant été il y a un an. Et sa description de la façon dont ils ont gérer la situation sort directement d’un livre de texte sur le Lean.

Est-ce qu’il a eu peur pour son groupe?

Non, dans le sens où tout ce qui arrivait n’était pas lié à la valeur intrinsèque de Renault ou de Nissan“.

Autrement dit, si on fournit de la valeur aux yeux des clients, il y en aura toujours pour porter l’entreprise.

Des commentaires lucides sur le rôle du dirigeant.

“Y faire face (aux crises) et les gérer font partie intégrante du métier de chef d’entreprise….. Le devoir du manager c’est d’abord de permettre à l’entreprise, et à l’ensemble des hommes et des femmes qui la composent, de surmonter les risques et de traverser les crises….. c’est aussi de préparer le rebond, de transformer la menace en opportunité… je pense qu’un manager doit faire en sorte de n’abandonner ni ses salariés, ni ses actionnaires, ni ses fournisseurs. Je dirais qu’il faut transmettre à tous, malgré les difficultés endurées, une mémoire positive de la crise. Il faut montrer qu’elle nous a appris des choses qui seront autant d’opportunités à saisir pour mieux gérer les chocs suivants”.

Salariés, fournisseurs… et les actionnaires, bien sûr.

Qu’est-ce qu’il a appris pendant la crise?

D’abord “à n’importe quel moment une entreprise peut être durement secouée sans aucun rapport avec sa propre performance”.

Ensuite “l’importance du cash, de la liquidité. Avant cette crise, nous avions vécu une période où il était facile de trouver des liquidités à tout moment. Tout ceci est révolu. Nous savons maintenant que nous devons disposer d’un matelas de cash plus important qu’auparavant“. Et si son cash avait été pris par un niveau excessif de stock?

Enfin, “savoir gérer le court terme que nous imposent les événements sans pour autant sacrifier le long terme“. Trop souvent, on se lance à une démarche pour booster la performance à court terme… sans tenir compte du tout du plus long.

Comment est-ce qu’il a fait?

“‘J’ai placé l’entreprise en situation de réactivité opérationnelle. Il a fallu se convaincre qu’il était devenu nécessaire de faire l’inverse de ce que nous faisions trois mois auparavant. Il a fallu baisser les stocks, suspendre certains investissements, remettre en cause les plans comme le contrat 2009 que nous avions bâti. Nous avons fait preuve de flexibilité stratégique pour nous concentrer sur la génération de cash-flow qui était l’urgence du moment“. Réactivité, réduction des stocks, cash-flow. Tous des avantages du Lean.

La deuxième partie de l’entretien est consacré à l’actualité et aux projets de Renault. Le texte complet se trouve ici.

Posted in Actualité.


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