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France v Allemagne (v Chine v Inde).

Un rapport sorti cette semaine, rédigé par le cabinet COE-Rexecode à la demande du ministre de l’Industrie, analyse les causes de la divergence de la compétitivité entre la France et l’Allemagne. C’est Nicolas Sarkozy lui-même qui a dit la semaine dernière que “Autant je peux comprendre les différences de compétitivité entre la Chine, l’Inde et la France, autant je ne peux pas comprendre celles entre la France et l’Allemagne. C’est trop grave pour nous“. Le rapport devrait lui apporter quelques précisions.

france-allemagneUne première raison concerne le coût de la main d’oeuvre. Le graphique ci-joint n’a pas besoin de commentaires. En même temps, selon le rapport, entre 2000 et 2007, il y un écart de productivité de 13% entre l’Allemagne et la France. Avec le résultat que l’EBE a progressé sur la même période de 67% en Allemagne… et a reculé de 14% en France.

Regardez bien aussi la différence en cotisations sociales et patronales entre les deux pays.

Cependant, le coût du travail est loin d’être le seul facteur différenciant. Le rapport note, depuis 2000, l’existence en Allemagne “d’une volonté collective de restaurer la compétitivité de suite de production allemand“. Mécanismes de flexibilisation du temps de travail et des rémunérations, couplage du chômage partiel et de la formation…. Ce qui est inquiétant, c’est les allemands ont commencé en 2000 (les lois Hartz) pour arriver là où ils sont aujourd’hui.

Et on ne s’arrête pas là. Sans rentrer dans le détail, on dénombre de multiples autres facteurs :

- une taille moyenne d’entreprise moins importante en France, ce qui limité les innovations et les exportations,

- le système fiscal (ISF et droits de succession) qui a découragé la possession et les transmissions patrimoniales d’entreprise,

- une fiscalité et un cadre réglementaire perçus comme étant plus instables en France,

- des relations entre le donneur d’ordre et le sous-traitant moins centrées sur les prix en Allemagne,

- des objectifs français plus court-termistes.

Et ça continue. “La qualité du service qui accompagne le produit est tout à fait essentielle et elle est excellente en Allemagne“, ou “Le fait de développer une bonne idée ne suffit pas à vendre un bon produit. Les Allemands sont à la fois créatifs et très performants dans la mise en oeuvre”.

Enfin, une dernière phrase pour terminer. “Les Allemands sont fiers d’être des entrepreneurs, l’industrie allemande est fière d’elle-même”.

Le ministre, Eric Besson, a réagi en soulignant le besoin d’un “pacte de compétitivité industrielle” entre les pouvoirs publics et les organisations syndicales et professionnelles et a annoncé des travaux au sein de la Conférence nationale de l’industrie qui devraient se terminer le 30 mai.

Les allemands (et les indiens et les chinois) sont prévenus!

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